La ville

Historique

Les plus anciennes traces de civilisations connues à Cercy-la-Tour, remontent à la période du Paléolithique, (-250 000 ans, silex taillé trouvé à Champlevois) puis du Néolithique (-6 000 à -4 000 ans, silex taillé découvert dans le bourg).

L’époque gallo-romaine a laissé également quelques vestiges à Cercy. (Voies, gué, pièces de monnaie). Cercy était à cette période l’Oppidum de « CERCIACUM » c’est-à-dire une place forte, que l’on retrouve ensuite au Moyen-Age avec une enceinte longue de 820 mètres dans laquelle s’ouvraient 4 portes :

La Porte d’Aron qui se situait en haut de la rue d’Aron, là où aujourd’hui on trouve des escaliers.

La Porte de Coulonges qui se dressait à l’opposé, en bas de la rue Pasteur.

La Porte de Bourgogne qui avait été construite au carrefour formé par la rue Louis Albert Morlon et la rue des Vignes.

La Porte de Paris qui existait au carrefour de la rue de Bourgogne avec la rue Saint Vallier.

La tour de cercy

C’est cette tour qui donna la particule au nom Cercy-la-Tour.

Datant du 13e siècle et faite de calcaire cette imposante tour est le donjon de la place forte de Cercy. D’un aspect très imposant, elle mesurait environ 120 mètres à sa circonférence, et, était haute de plus de 20 mètres. On y pénétrait par une porte donnant accès au sommet de la muraille du bourg, et située presque à l’emplacement du passage actuel permettant d’aller sur la plate-forme de cette tour. On pouvait également y accéder par un souterrain partant de la porte d’Aron et aboutissant dans une salle de garde, au cœur de la grosse tour. L’entrée de ce passage est encore visible aujourd’hui dans les escaliers de la rue d’Aron.

Mal entretenue, elle constitue un danger permanent à l’époque de la Révolution. La crainte des éboulements incite ses occupants à quitter les lieux. Elle sert alors de carrière aux habitants de la région jusqu’en 1795, avant de disparaître.

Cette tour fut détruite par le temps, puis par les hommes. Son emplacement entre par héritage dans le patrimoine du marquis de Pomereu, qui en entreprend, en 1883, la reconstruction. Des voisins empiètent sur la terre pour bâtir plus aisément leurs maisons, il est impossible de remonter les murs sur l’emplacement exact des anciennes fondations. L’ensemble donne cependant une idée des dimensions de la tour. Il ne fut pas possible de remonter les murs exactement sur les fondations anciennes car les voisins avaient ’’grignoté’’ le tertre pour bâtir plus aisément leur maison mais l’ensemble donne une idée de la dimension assez exceptionnelle de cette grosse tour.

Grâce à M. le chanoine Maldent, curé de Cercy-la-Tour de 1925 à 1966, la tour est devenue propriété du Diocèse de Nevers. En 1958, le chanoine y fit ériger une statue monumentale de la Vierge Marie : Notre-Dame du Nivernais « destinée à être officiellement le monument commémoratif diocésain du centenaire des Apparitions de Lourdes ». Cette statue, haute de 5 mètres et d’un poids de 5 tonnes, est l’œuvre de M. Poutriquet, sculpteur de Paris, aidé par M. Tuduri, sculpteur décorateur, et M. Fouché, sculpteur tailleur de pierre ; elle est faite de béton armé qui s’est malheureusement détérioré avec le temps… Elle a donc été remplacée en 2008 par une statue de pierre sculptée par Joël Dasvin, de Chaulgnes. Le projet a été par l’association Notre-Dame-Du-Nivernais et financé par une souscription. Cette statue a été bénie solennellement le 15 août 2008, en la fête de l’Assomption de la Vierge Marie, par Monseigneur Francis Deniau, évêque de Nevers.

Ecusson de la ville

Aucun des rares documents relatifs à l’histoire de Cercy-la-Tour ne nous indique les armes de cette commune.

Cependant, des recherches historiques ont permis de découvrir qu’une ancienne famille française portant le nom de CERCY, s’installa en Angleterre entre le 5e et le 10e siècle. Les armes de cette famille était « d’argent, au sautoir de sable, au chef d’azur, chargé de trois quintefeuilles d’or ». On la retrouve au 17e siècle sous le nom de SEARCY, et une branche s’installa en Amérique (Etats-Unis actuels) créant la ville de Searchy White Country Arkansas et la région de Searcy Country Arkansas.

Cette famille CERCY était-elle originaire des bords de l’Aron ? Et a t’elle un rapport avec la bourgade qui portera le nom de Cercy-la-Tour ? Autant de question qui restent pour l’instant sans réponse.

Cependant le bourg de Cercy devint propriété des comtes puis des ducs de Nevers, qui l’érigèrent en Châtellenie, et il semblerait que Cercy n’ait jamais possédé d’armes personnelles.

Néanmoins, un écusson fut choisi lors de la signature des chartes d’amitiés entre Cercy-la-Tour et Vallendar-am-Rhein en 1976. L’écusson choisi est « Palé d’argent et d’azur au croissant de gueules brochant sur le tout », ce qui signifie trois bandes verticales blanches et bleues, avec un croissant rouge au milieu. Il s’agit des armes de la famille de REUGNY, qui tire son nom du fief de Reugny, situé sur la paroisse de Savigny-sur-Canne (Saint-Gratien-Savigny actuellement).

Pour en savoir plus sur l’histoire de Cercy-la-Tour, des publications sont disponibles aux Editions Cerciacum.